CYGNE:

Sur le pont, discrètement je me cache derrière l’osier pleureur.

Observant le cygne qui règne inlassablement sur son lac.

Passe son territoire en revue.

suivi de sa fidèle.

 

Imperméable d’un hiver qui s’éternise et d’un printemps qui se laisse désirer.

Alors que certains anatidés se préparent à un retour au pays.

La tête haute, veille sur son royaume des eaux.

sa reine le suit le bec courbé en signe de soumission.

 

Doucement, la nature récupère ses droits sur la principauté des nuits.

Tandis que la lumière vainc les ténèbres.

C’est ainsi que la saison froide se laisse abattre.

Au levé de la sève, l’accouplement s’échauffe.

 

La lutte saisonnière, les laissent de glace.

derrière un rideau fait d’un feuillage dentelé.

Les deux volailles face à face se donnent l’un à l’autre de caresses.

Cheminant vers le nichoir d’une naissance précédente.

 

En ce premier mois printanier où les les animaux font leurs nids.

Le restant des roseaux desséchés sont amassés d’un dernier été.

Les poses délicatement, sur le couvoir délaissé.

en précaution de protéger les foetus.

 

Le mâle tient la garde sur les larges étendues.

Reprends de temps à autre le relais de sa femelle.

Et moi, je m’extasie de la finesse  de son bec avec lequel elle tourne ses oeufs.

Dans une interminable attente d’une éclosion tant espérée.

 

aux premières heures, la progéniture s’abrite sous les ailes protectrices.

Vite, les petits suivent leur mère sur le volumineux étang sous l’oeil vigilant du papa.

Quand la navigation se fera trop longue, ils s’embarqueront sous le douillet plumage maternel.

Petit à petit, la semaison cède sa place à la période chaude.

 

Toute la durée estivale; les cigneaux grandiront sous la protection de  leurs engendrés.

Déjà, les beaux jours touchent à leurs aboutissements que l’automne frappe à la porte.

D’autres paires se forment.

Pendant que les jeunes poursuivent leurs maturations.

 

De ma passerelle, j’admire la danse de la tenture qui lève le voile de ses branches volantes.

En occurence, il m’appartient d’assembler les larmes de ce pauvre saule, gémissant à flot.

La pluie, le vent, balleront, le tout devant moi.

Et les cygnes reprennent à voyager par-dessus leur empire aquatique.

 

 

3090 OVERIJSE (Bélgica) le samedi 07 janvier 2012.

www.lemmiath.com

 

 

Thierry MAFFEI.

 

 

 

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