JACQUES

JACQUES,

Sur les pavés mouillés de Bruxelles résonne un chant immortel.
De la Grande Place jusque-là place de Brouckère en passant par le tram 33.
C’est ta voix à toi, mon vieux Jacques qui chante.
Tes chansons coulent les frontières.

De Londres à Berlin en passant par Amsterdam.
Les Parisiens te prennent pour les leurs.
Jacques, donne-moi ta main ; j’en perds mon latin.
Hommes et femmes inlassablement font vivre ta voix.

En passant par Madeleine, qui n’arrive toujours pas.
Germaine, reste toujours Germaine.
Et Mathilde est enfin arrivée.
Les bourgeois ne sont pas rancuniers, tu sais.

Il n’y a plus beaucoup de bigotes, sais-tu.
Les Flamandes sont plus flamandes que jamais.
À en voir un ami pleurer.
Le plat pays est toujours plat.

La mer du Nord, n’est plus vraiment terrain vague.
Le ciel reste toujours aussi bas que je m’y suis perdu.
Malgré la pluie, les gens s’amusent toujours tant à Knokke-Le-Zoute.
Quand il y a du soleil ; il se cache dans leurs boutiques préférées.

Les paumés du matin jouent toujours leurs sports favoris sur la place m’as-tu-vu.
D’un rire maladif, l’argent roule toujours plus vite à Knokke-Le-Zoute pour étouffer l’ennui.
De chez le Bon-Dieu, mon vieux Jacques.
Tu danses la valse avec les étoiles ; tu ris et tu fais chanter tous les saints pour mille-temps.
Non Jacques ; tu peux être tranquille de là-haut.
Ils ne te quittent pas.

3090 OVERIJSE ( Belgica ) , le lundi 24 mars 2008.

Thierry MAFFEI.

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