LA PÉNICHE: (252)

LA PÉNICHE: (252)

 

La péniche.

Amarrée aux abords de la cité.

Chargée de son lourd lestage.

Elle lâche les amarres pour de nouvelles livraisons.

 

La péniche.

De villes en villages, les ponts se lèvent.

Arrêtant la vie courante des gens oppressés.

Où seuls les enfants sont en admiration.

 

La péniche.

Elle coupe les grandes agglomérations.

Bloquant le passage d’une rive à l’autre.

Laissant tourner les pendules.

 

La péniche.

Une fois le pont rabaissé.

Le monde se dépêche à vouloir rattraper le temps évaporé.

Sans jamais le ressaisir.

 

La péniche.

Pendant que la péniche continue sa traversée, d’une allure régulière.

Sous le regard d’un paysage variant.

Le batelier vit paisiblement sur son ile familière.

 

La péniche.

À l’embouchure de la rivière aux abords de la métropole.

Elle amarre pour un premier déchargement.

Avant de reprendre son chemin sur le large fleuve, formant sur ses côtes des vagues.

 

La péniche.

Parfois, c’est une écluse qui le ralentit.

Ce qui lui capte toute son attention.

C’est là où chaque millimètre compte.

 

La péniche.

Comme une rencontre dans un ascenseur.

C’est l’occasion d’un petit bavardage avec d’autres bateliers.

Jusqu’à ce que le sas ouvre, son portail lançant le signal d’un au revoir résonne.

 

La péniche.

Après un interminable voyage déchargé de tout son chargement.

Arrivé à bon port aux abords d’un horizon sans fin aux eaux profondes.

Pour un nouvel emplissage dans l’attente d’une ixième tournée à contre-courant.

 

1150 WOLUWE-SAINT-PIERRE (Belgica), le jeudi 08 octobre 2026.

 

 

 

Thierry MAFFEI.

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